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logo habitat participatifTous ceux qui ont vu le film « Qu’est-ce qu’on attend ? » ont de nombreux exemples de ce qui peut et doit se faire pour entrer dans une démarche de transition. Dans la volonté d’agir dans ce sens, il est nécessaire de revisiter et de repenser tous les aspects de notre vie quotidienne : l'alimentation, l'énergie, les transports, le travail, l'argent, l’école, l'habitat et la construction… Cette démarche a pour but de développer l'autonomie alimentaire et énergétique, promouvoir le développement des énergies renouvelables et d’engager les habitants d’une commune dans une démocratie participative effective et concrète. Nous évoquerons prochainement différents projets dans lesquels Portiragnes pourrait s’engager assez facilement à condition d’être portés par une volonté politique.
Aujourd’hui, nous mettons l’accent sur les initiatives en faveur de la mixité sociale et intergénérationnelle dans le secteur de l’habitat qui se développent grâce à la loi Alur de 2014, dont un nouveau dispositif permet l’accession à la propriété collective.
Grâce à celui-ci beaucoup de formes d’habitat participatif voient le jour partout en France. Cependant, elles ne relèvent pas toutes des mêmes principes : habitat groupé, habitat participatif, habitat coopératif.
Mais elles ont en commun de rechercher des alternatives aux cadres de production classiques du logement et cherchent à mettre l’habitant, au cœur de la réalisation et de la gestion de son lieu de vie.
Il s’agit en quelque sorte de ménages qui mutualisent leurs ressources pour concevoir, réaliser et financer ensemble leur logement, au sein d’un même bâtiment.
Ces derniers temps, beaucoup d’initiatives se développent aussi autour de l’habitat coopératif intergénérationnel. Elles ont pour but de fortifier le lien social entre génération et de permettre aux anciens de pouvoir vivre chez eux.

Cet habitat désigne un ensemble de logements conçu (s ?) pour accueillir différentes générations : jeunes couples, étudiants, familles, personnes âgées qui vivent dans un même ensemble résidentiel et dont les logements répondent aux besoins particuliers de ces différentes générations. 

Ceux destinés aux personnes âgées sont par exemple équipés de volets électriques, de barres d’appui installées dans la douche…Des espaces communs utilisables par tous (lingerie, salle commune…) permettent aux habitants de l’immeuble de se rencontrer.
C’est, autour de ces dispositifs qu’il conviendrait de développer la politique du logement dans nos villages, comme ici, à Portiragnes, car c’est, entre autres, grâce à ce type d’actions que nous lutterons contre le repli sur soi, l’enfermement et le rejet de l’autre.
Portiragnes avait une occasion unique d’aller dans le sens de l’innovation via le projet de la ZAC confié en 2013 à la GGL, l’aménageur. Malheureusement, si on en juge par le dossier de réalisation et la manière dont les différents lots ont été définis, il n’existe aucune volonté de se tourner vers l’habitat participatif puisque le dossier propose plutôt de cloisonner, de juxtaposer différentes conceptions d’habitat, non de les intégrer et de les mixer.
Sans préjuger de l’avenir, on peut craindre que l’on soit un jour obligé de payer la note de ce peu de projection ou de volonté et contraint d’inscrire cette insuffisance sur la longue et douloureuse liste des occasions manquées.